L’historique du Midi Libre

A la fin de la seconde guerre mondiale, en 1944 le 23 août, le journal « L’éclair » se fait reprendre par un groupe de journalistes résistants et se fait renommer « Midi Libre ». Le 27 août ils publient leur premier journal à 58 000 exemplaires. Tous les journaux repris par les résistants ont dans leur nom les mots : France, République, Libre (les mots en rapport avec la résistance).

La confection du journal

Chaque journal est différent selon le secteur dans laquelle il paraît. Ce sont  les informations locales qui sont différentes.
Cependant, les jeux, les informations nationales, les sports, la culture...sont identiques même dans les secteurs différents. Les informations identiques sont confectionnées sur place, à Montpellier. Et les informations différentes sont faites dans le secteur concerné par l’information. Il y a 14 éditions : Carcassonne, Narbonne,Montpellier..

Il y a 138 000 exemplaires de Midi Libre et 180 000 le dimanche.
Le journal est composé de 6 colonnes par pages.
La publicité représente 40 % des recettes financières. Pour pouvoir publier une publicité sur toute une pagecela coûte  en moyenne 25 000€. Elle sert à combler les trous dans les journaux mais aussi à informer les lecteurs sur les différents types de produits proposés, à inciter les lecteurs à l’acheter et à faire gagner de l’argent au Midi Libre pour que le groupe vende le journal moins cher.

 

L’impression

La salle est composée de six tours dont chacune comporte deux piliers qui permettent d’imprimer recto-verso. Ce sont des plaques en aluminium qui permettent de déposer l’encre sur la feuille qui passe entre ces deux piliers. Une fois l’encre déposée, le papier est envoyé dans le blanchet qui met en ordre la calligraphie. Les feuilles sont ensuite  pincées et emportées dans une autre salle. On peut en imprimer 48 en même temps ce qui permet un maximum d’efficacité. Le papier est présenté sous forme de rouleau qui va de 500kg à 1 tonne. Pour assurer le bon fonctionnement, 20 ouvriers sont présents dans l’entreprise de 23h à 3h du matin. Deux à trois personnes vérifient régulièrement la qualité de l’impression et réajustent, si besoin, à l’aide d’un ordinateur équipé d’un tableau de bord.  

L'expédition du journal

Une fois l'impression faite, les villes les plus lointaines du Midi-Libre ont les journaux en premier (Perpignan), pour faire gagner du temps aux expéditions. Tout est automatisé pour mettre les journaux dans les camions. On utilise des tapis roulants, qui vont jusqu'aux camions, faisant tomber les journaux à l'intérieur. Les journaux sont mis par paquets, d'un certain nombre selon la ville (si un village contient peu de lecteurs de journaux, les journaux seront peu, et il y aura donc peu de paquets).

 10 % des journaux sont envoyés la poste, pour faciliter les trajets avec ceux qui veulent les journaux à une heure précise. Les journaux s'expédient à partir de 4h. Tant que le dernier journal n'est pas expédié, personne ne peut partir de l'enceinte, car comme  des gens se sont abonnés au Midi-Libre, les journalistes ont l'obligation de leur donner le journal à temps.

La classe de 4°2